Skip to main content
Lien vers nature.ca, le site Web du Musée canadien de la nature.Lien vers la section J'explore la nature! dans le site nature.ca.
Texte : « Puijila » en caractères inuktituts. Puijila, le phoque qui marchait. Collage de photos : linaigrette de Scheuchzer, Eriophorum scheuchzeri; l'équipe de recherche sur le terrain; le fossile de Puijila darwini reconstitué; un rocher dans le cratère Haughton, deux paléontologistes tamisant des sédiments.
Texte : English.
Texte : le mot « Inuktitut » en caractères inuktituts syllabiques.
..
Texte : Téléchargez les caractères inuktituts.
..

Le fossile

Le spécimen

Le squelette fossile de la nouvelle espèce carnivore Puijila darwini reposait dans des dépôts lacustres datant de 20 à 24 millions d’années à l’intérieur du cratère Haughton. Ce cratère, formé par la chute d’une météorite, se trouve dans l’Arctique canadien, plus précisément à l’île Devon, au Nunavut.

Les paléontologues ont mis au jour la plupart des ossements de ce spécimen en 2007. Ils ont poursuivi leurs recherches en 2008 dans l’espoir d’en découvrir davantage. (Lisez le récit de cette aventure).

Illustration 1) Le fossile de Puijila darwini. Spécimen NUFV405.

L'holotype de Puijila darwini. Spécimen NUFV405.

Ils ont recueilli 65 % du squelette, dont la majeure partie des os du crâne, du cou, de la queue et des membres. Ils ont même trouvé des petits os comme ceux des orteils et des griffes.

L’examen des dents et du squelette en général révèle que l’animal était normal et jouissait d’une santé relativement bonne. Le seul problème apparent serait une ancienne cassure sur le premier orteil de la patte arrière gauche. En effet, une excroissance osseuse donne à penser que cet os a subi une blessure.

Un fossile important

Ce fossile revêt une grande importance sur le plan scientifique puisqu’il sert à décrire la nouvelle espèce Puijila darwini. Pour cette raison, le squelette est qualifié d’holotype. C’est sur le spécimen holotype que se fondera l’identification de tout autre éventuel fossile de Puijila.

Le fossile nous aide aussi à mieux comprendre comment s’est déroulé l’évolution des pinnipèdes (phoques, otaries et morse) à partir de formes terrestres devenues semi-aquatiques puis marines. Puijila semble être une des premières formes de transition vivant en eau douce et appartenant à la phase semi-aquatique. Des recherches plus approfondies permettront de déterminer la place qu’occupe Puijila dans l’arbre généalogique de la famille des pinnipèdes. Il semble qu’un ancêtre ressemblant à Puijila ait donné naissance à la fois à Puijila et aux pinnipèdes à nageoires.

C’est un garçon!

Illustration 2) Le squelette reconstitué de Puijila darwini.

Le squelette fossile comprend un os pénien complet (baculum), ce qui nous révèle le sexe masculin de l’animal. Absent chez l’homme, l’os pénien est caractéristique des carnivores et de plusieurs autres mammifères.


Suivante >

 

Illustration 4) Natalia Rybczynski tient la boîte crânienne de Puijila darwini. Spécimen NUFV405.